30 mai 2007 - Franchise médicale

lundi 4 juin 2007
par  Sandrine Costamagno

Santé, c’est l’alerte !

COMMUNIQUE DE PRESSE Paris le 30 mai 2007

Santé, c’est l’alerte !

Alors que le comité d‚alerte a déclenché sa procédure exigeant des mesures de redressement des comptes de la Sécurité sociale qui ont dépassé l‚objectif - fixé très bas - des dépenses autorisées (l‚ondam) et qu’elles vont entraîner de nouvelles régressions, la FSU s‚inquiète de 4 nouvelles franchises, annoncées par le président de la république lors de la campagne électorale, et dont la ministre de la santé a confirmé qu‚elles seraient présentées lors du PLFSS à l‚automne, pour une application en 2008. Il est vrai que c‚est désormais Bercy qui tient ostensiblement les cordons de la bourse, mais on ne discerne nulle « rupture » dans ce processus puisqu‚il s‚agit encore et toujours de faire payer les patients au nom de la « responsabilisation ».
Pour les malades, c‚est donc toujours la double peine, qui se traduit déjà pour beaucoup par le renoncement aux soins. Ces nouvelles franchises retarderont encore davantage l‚accès aux soins pour les plus démunis, mais aussi pour nombre de salariés modestes pour lesquels la santé devient un luxe. Alors que se creusent les inégalités sociales de santé, qui touchent tous les âges et notamment les enfants comme le montre une enquête de l‚Insee sur la santé des adolescents de 3ème (en terme d‚obésité et de soins bucco-dentaires notamment ), et sans craindre d‚aggraver le déficit, le gouvernement précédent n‚a pourtant pas hésité, en pleine campagne électorale il est vrai, à faire cadeau aux médecins d‚une substantielle augmentation d‚honoraires ! Et dans les cartons du président Sarkozy on trouve aussi la création d‚un nouvel espace tarifaire qui réduirait encore le secteur 1.
Pour la FSU, il y a urgence à réfléchir à une véritable politique de santé publique, à une nouvelle organisation du système de soins, aujourd‚hui productiviste en actes, coûteux et peu efficace, aux actions à mener sur les causes environnementales et sociales des maladies et au développement de la prévention. La question du financement des dépenses de santé ne peut durablement être occultée, par des mesures au coup par coup qui instaurent toujours plus profondément un système à 2 vitesses. La FSU a demandé à être reçue par la ministre de la santé. Si des mobilisations unitaires sont nécessaires, la FSU y prendra toute sa place.


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