Motion de création de la section nationale Ingénieurs

 janvier 2005
par  admin ingenieurs

Motion proposée lors du 42e congrès du SNCS en 2005

Signataires : Richard Walter, Jean-Luc Mazet

C’est à la demande d’ingénieurs (ingénieurs de recherche, d’études, assistant ingénieur), souhaitant intégrer la stratégie de défense du personnel dans une stratégie de défense de la politique de recherche fondamentale, que le SNCS a ouvert son champ de syndicalisation aux ingénieurs, lors de son 40e congrès.

Les ingénieurs qui ont adhéré par la suite sur cette base (une trentaine), se sont réunis depuis le début de l’année en section informelle pour mettre en œuvre la motion du 41e congrès, à partir de leur situation spécifique. Plusieurs tâches ont déjà été réalisées sont :

1) La préparation des élections au Comité national de la Recherche scientifique : trois listes ont été présentées (sections 17, 29, 34). Un candidat (Richard Walter) a été élu dans la section 34.

2) L’élaboration d’une plate-forme revendicative : face à la multiplication des statuts et à la diversification des tâches et des compétences demandées aux ingénieurs, nous défendons des exigences fédératrices :

• instauration, parallèlement à l’évaluation hiérarchique, d’une évaluation rigoureuse, transparente, par des pairs élus, de l’activité de l’agent sur la base d’un rapport scientifique. Pour prendre en compte la contribution de l’agent au projet de son laboratoire, cette évaluation doit pouvoir être effectuée par le comité évaluant par ailleurs l’activité du laboratoire ;

• tout agent a droit signer les publication et bénéficier de la propriété intellectuelle, en fonction de sa participation aux résultats ; il doit être systématiquement consulté sur l’élaboration des projets auxquels il doit contribuer ;

• chaque agent doit pouvoir faire un plan de carrière et bénéficier de la formation professionnelle correspondante ; pour les ingénieurs, comme pour les chercheurs, la participation aux congrès doit être reconnue comme un droit relevant de la formation professionnelle ; les promotions doivent être fondées sur la compétence professionnelle acquise et non pas sur les seuls besoins en postes des laboratoires ;

• les relations entre chercheurs et ingénieurs, sont caractérisées par la collaboration et des échanges de points de vue sur les stratégies de carrière et de laboratoire ; elles doivent se traduire par la mise en place de passerelles entre les corps de chercheurs et d’ingénieurs.

Le but de la section est maintenant est de structurer un réseau de correspondants « ingénieurs » dans les sections et les comités de liaison du syndicat, pour entreprendre réellement une syndicalisation efficace dans cette catégorie de personnel, qui est encore trop souvent oublié dans nos actions et nos discours syndicaux. La section se propose de mettre en place des outils informatiques qui permettent d’animer une collectivité dispersée : un bulletin électronique, une liste de discussion, une page spécifique sur la toile, présentant des informations complètes sous formes de fiches sur les statuts, les obligations, les droits et les pratiques, la diffusion des comptes-rendus de ses réunions.

Pour la réalisation de ses tâches la section demande que sa création, actuellement à titre provisoire par la CA (article 4 du règlement intérieur), soit entérinée par le 42e Congrès et qu’un siège lui soit réservé à la commission administrative au titre de l’article 6 des statuts.


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