Elections 2008 des conseils de l’université de Montpellier 2

jeudi 3 avril 2008
par  Administrateur

Syndicat National des Chercheurs Scientifiques (SNCS) - FSU

POUR UN PARTENARIAT FORT ENTRE LES ORGANISMES DE RECHERCHE ET LES UNIVERSITES

Vous allez élire vos représentants dans les conseils
(CA, CS et CEVU) de l’Université Montpellier 2. Cet
acte revêt plus d’importance que d’habitude car
l’existence même des organismes de recherche
(CNRS, INSERM, INRA, IRD, INRIA, IFREMER,
CIRAD, ...), est remise en question par les projets
gouvernementaux. Le Pacte pour la recherche, voté
en 2006, a créé l’ANR (Agence nationale de la recherche)
et l’AERES (Agence d’évaluation de la
recherche et de l’enseignement supérieur). L’ANR
soustrait une grande partie de leurs moyens financiers
aux organismes de recherche, sans pour cela
augmenter les moyens financiers des universités. Et
le gouvernement fait tout pour que l’AERES, chargée
de l’évaluation, réduise drastiquement le rôle
des instances scientifiques des organismes de recherche
(Comité national de la recherche scientifique,
CSS, ...). Cette politique revient à réduire les
organismes de recherche à des agences de moyens
humains, pilotés directement depuis le ministère.

De plus, l’AERES met en place une évaluation dont
les méthodes sont régressives par rapport à celles
actuelles, des instances scientifiques nationales des
organismes qui fonctionnent sur la base du
« jugement collégial par les pairs élus et nommés ».

Pour les équipes bénéficiaires, l’ANR a amené une
augmentation du financement, c’est incontestable.
Cependant, l’ANR ne finançant que des projets à
court terme sur des thématiques prédéfinies, les
recherches atypiques ou nécessitant d’être menées
à long terme sont remises en cause, même avec une
part (faible) de projets « blancs ». En effet, le
financement des organismes de recherche s’est
réduit régulièrement depuis plus de 10 ans, les empêchant
désormais d’avoir l’autonomie nécessaire
pour définir et financer une politique scientifique
à long terme. C’est pour cela que le SNCS demande
un ré-équilibrage du financement entre ANR et organismes de recherche, afin que le financement
sur projets de l’ANR ne se fasse pas au détriment
du financement sur programmes des organismes.

D’autre part, l’ANR contribue actuellement au développement
inquiétant des emplois précaires,
conduisant à un système de jeunes chercheurs,
ingénieurs et techniciens sans emploi stable, avant
un hypothétique poste pérenne passé 40 ans, comme
préconisé par le « rapport Attali ». Le SNCS demande
une véritable politique de l’emploi scientifique
pour les prochaines années, à la mesure de
l’ambition scientifique qui doit être celle de notre
pays : maintien des postes libérés par les départs à
la retraite, création de postes supplémentaires
chercheurs, enseignants-chercheurs, ITA et
BIATOSS à la hauteur du PIB de la France, revalorisation
des salaires et déblocage des carrières
(augmentation du nombre des promotions).

Enfin, par l’adoption de la LRU (Loi Liberté et Responsabilité
des Universités), le gouvernement veut
mettre les unités mixtes et les personnels des organismes
de recherche sous la seule autorité des présidents
d’université. Il entend déjà contraindre les
organismes en leur imposant une structuration en
Instituts. L’ensemble de cette politique conduit à un
fort pilotage de la recherche par le ministère, en
sacrifiant tout esprit d’initiative et d’innovation
des personnels de la recherche, chercheurs et ITA,
comme des personnels de l’enseignement supérieur.
Le SNCS défend une autre politique de la recherche
fondée sur le développement de l’emploi scientifique
pérenne, dans laquelle les organismes de recherche
ont les moyens de conduire leur propre politique
scientifique et de définir un vrai partenariat avec
les universités.
Pour plus d’information : http://www.sncs.fr/

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A l’occasion de la refonte des statuts de l’UM 2, le SNCS a défendu et obtenu la séparation à parité entre les collèges enseignantschercheurs,
et les collèges chercheurs et assimilés. Le SNCS se félicite d’avoir obtenu cette revendication défendue depuis une dizaine
d’année et votée par le CA sortant. L’importance du nombre des personnels des organismes de recherche associés à travers les UMR
justifiait cette demande, qui a conduit à augmenter la représentation de ces personnels de 3 à 7 DR, à 3 non enseignants HDR et de 2 à
4 non-enseignants docteurs.


Quels enjeux pour l’enseignement et la recherche sur le site de Montpellier et la région Languedoc-Roussillon ?

L’Université Montpellier 2 a la particularité d’avoir un lien très fort avec pratiquement tous les EPST (CNRS, INSERM, IRD,
INRA, INRIA) et EPIC (IFREMER, CEA, CIRAD). Ceci est dû à la forte implantation locale et régionale de ces organismes et
à leur propre politique scientifique qui a conduit à l’intégration de la grande majorité des enseignants-chercheurs et des
chercheurs au sein d’UMRs dépendant de plusieurs tutelles. Le SNCS est favorable à cette politique, qui a conduit à une
reconnaissance nationale et internationale des recherches menées sur le site de Montpellier, et à des enseignements de
qualité. Mais notre système français de l’enseignement supérieur et de la recherche est en pleine mutation, à la suite de
l’adoption en 2006 de la loi Pacte pour la recherche qui a créé l’ANR et l’AERES, et en 2007 de la loi LRU (Libertés et Responsabilités
des Universités). La LRU peut conduire à des dérives inacceptables sur la précarisation de l’emploi des enseignants-
chercheurs, chercheurs, ingénieurs, techniciens et administratifs. Elle peut aussi générer des concurrences intra et
inter sites qui conduiront à des politiques à court terme sous la pression d’intérêts financiers, politiques ou sociétaux.
Certaines thématiques scientifiques, comme certains enseignements, implantés sur plusieurs universités ou écoles désormais
concurrentes verront ainsi leur développement compromis. Nous refusons cette absurde mise en concurrence et
préconisons une autre politique qui doit conduire à un projet ambitieux, adapté aux établissements que sont l’UM 2, les
autres universités et écoles de Montpellier, et ceux des autres sites de la région L.R.


C’est pour ces raisons que le SNCS a décidé de soutenir les listes « Avançons Ensemble » au Conseil
d’administration de l’UM 2.
Le mode électoral du CA avec la primauté absolue aux listes arrivées en tête
dans les collèges A et B, nous a conduit à discuter et à participer à l’élaboration du programme proposé pour
notre université par ces listes, et à y présenter des chercheurs syndiqués au SNCS. L’élection du Conseil
scientifique est indépendante de celle du CA. Le mode électoral au CS permettant une juste représentation
des listes n’oblige pas à des « alliances pour être majoritaire » avant l’élection. Afin de défendre ses propositions
spécifiques sur la politique scientifique de l’UM 2, le SNCS présente ses propres listes au conseil
scientifique.


Listes présentées par le SNCS-FSU au Conseil scientifique de l’UM2 :

Collège S2 Directeurs de recherche et assimilés- 7 sièges
1 - Jean-Pierre Liautard DRCE, INSERM, BS
2 - Dorothée Berthomieu DR2, CNRS, Chimie
3 - Jean-Dominique Lebreton DRCE, CNRS, BEE
4 - Bernard Gil DR1, CNRS, Physique
5 - Denis Deschacht DR2, CNRS, STICS
6 - Jean-Claude Cleyet-Marel DR2, INRA, BEE
7 - Claude Caussidier DR2, CNRS, LIRDEF-IUFM


Collège S4 Non enseignants HDR (Chargés de
recherché, Ingénieurs, ...)
- 3 sièges
1 - Christophe Innocent CR1, CNRS, Chimie
2 - Paul Girard CR1, CNRS, STICS
3 - Dominique Coquillat CR1, CNRS, Physique


Collège S6 Non enseignants Docteur (Chargés de
recherche, Ingénieurs, ...)
- 4 sièges
1 - Jean-François Molino CR1, IRD, BEE
2 - Olivier Alard CR1, CNRS, T2E
3 - Emilie Le Floc’h IR2, CNRS, BEE
4 - Eugénie Hébrard CR1, IRD, APBI



Ces listes rassemblent au mieux sur les 3 collèges des candidats et candidates de différents secteurs disciplinaires et
différents organismes de recherche. Ils et elles s’engagent à :
- être les porte-parole de l’ensemble de la communauté scientifique et non les représentants d’un laboratoire, d’une
discipline ou d’un organisme de recherche ;
- participer activement à la définition et à la conduite d’une véritable politique scientifique de l’UM 2 ;
- veiller à une bonne relation entre CS et pôles/départements mais aussi entre CS et UMR
- veiller particulièrement à la transparence et à l’information de l’ensemble des personnels sur les débats et les
décisions des conseils qui vont notamment orienter l’avenir du site de Montpellier et de la région L.R. (PRES, pôles,
plan campus, ...) ;
- demander que des moyens suffisants soient alloués à l’université, tant en personnel statutaire qu’en financement de
base des laboratoires pour remplir ses missions (recherche, formation) ;
- promouvoir une définition collégiale des critères d’évaluation et leur application lors de la mise en place du budget
globalisé ;
- veiller à une répartition justifiée des moyens financiers et humains entre les pôles/départements, entre les UMR ;
- être vigilants au prochain quadriennal quant aux projets des unités qui ne devront se faire sur un réel projet
scientifique validé par les personnels ;
- apporter un soutien actif et constructif aux collègues, voire aux équipes, ayant du mal à se positionner dans le
mouvement rapide imposé de restructuration de la recherche.


Votez pour les listes « Avançons ensemble » soutenues par le SNCS-FSU au Conseil
d’administration, et pour les listes « Pour un partenariat fort entre les organismes de
recherche et les universités » présentées par le SNCS-FSU au Conseil scientifique

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